Lettre écrite par moi, suite de celle-ci : [
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Polonski Vaniev.
86 rue des Souvenirs.
Varsovie, Pologne.
"Un grand Jour"
Bonjour mon ami.
Comment vas-tu en ton froid pays? Le vent ne te gène-t-il pas?
Moi j'ai eu vent de tes nouvelles, et j'ai l'immense bonheur de te répondre, que bien évidemment je viendrais à ton mariage !
Que croyais-tu? Que j'allais renier l'union de mon ami avec cette grande dame de la société Polonaise, Filipona Teïche? Mon Dieu qui n'est pas le même que le tiens, ce serait mal me connaître, et mal placé de ma part !
Mais si je te parle de ceci, c'est que, c'est bientôt ma fête, dans trois jours, bientôt deux vu l'heure tardive à laquelle je t'écris, et ne te souviens-tu pas des coutumes françaises en ce jour? Des cartes emplient de coeur tous plus rose les uns que les autres, un amas d'amour baveux transpercés par une flèche qui en dit plus que nous le croyons. Ne serait-ce pas une déclaration de guerre que de percé mon coeur?
Tu me demandais si ce petit coeur si fragil battant entre mes côtes, était destiné a une personne..hé bien oui, je le pense. J'en suis même sur. Le problème étant que cette personne d'une certaine façon arrive à me réduire au silence..par un simple regard, ou peut-être, par simple soucis de plaire..
L'Amour est une chose, aimer en est une autre.
Bien que je sois malheureux, en t'écrivant je m'attarde sur ma main, où j'arrive presque à voir les phalanges de mes doigts, j'ai des mains squelettiques, même un mort les a plus épais. J'attends ce contact contre sa joue, qui encrera au plus profond de mes os, de ma chaire, de mon âme, un souvenir innextricable.
Comment t'expliquer ce que je ressends? Mais bien entendu, tu dois le savoir, vu ce que je vis, moi au quotidient, toi pour l'éternité.
Si par malheur je ressois un mot déclarant une flamme rouge d'amour, ce sera de quelqu'un d'autre que celle dont je le voudrais.
Oui, par malheur...j'ai horreur de ces futilités que sont ces cartes dont je te parlais quelques lignes plus haut. Et j'aime l'amour discret. J'aime les gens amoureux, j'aime les voirsp longés dans un bonheur abyssal, qui rentre en moi, comme l'odeur délectable d'un bon repas; comem ceux de ta mère.
Si tout le monde pouvait s'aimer ! Que la vie serait belle !
Mais passons ! Comment va-ta mère? Vit-elle comme il se doit?
Je l'imagine frétillent impatiement comme le plus petit garnement qui attend son cadeau le jour de Noël, en attendant votre mariage. Je t'avouerais que moi même, ait cassé plusieurs dizaine de verres, obtenant pour seule récompense, l'harangue de notre major d'homme qui n'en est pas un, Luc; D'après lui, il s'agirait de ma "légendaire maladresse, et de mon incroyable don pour casser les choses". La réponse qui m'est sortie involontairement de la bouche l'a rédui au silence. Tant mieux, je l'entendrais moins se plaindre. Mais il faut que je te laisse, ma main-squelette risque de se disloquer si je continue !
Une pensée par la pluie du Nord français, à toi ainsi qu'a Filipona, une future amie je l'espère !
Amicalement, Valentin.
PS : Un Valentin polonais comme c'est étrange d'entendre celà !
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Vu que c'est moi qui l'ait écrite cette lettre, vous n'êtes que les seuls juges !